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Balcons en béton : repérer les signes d’alerte et réagir à temps

Fissures, éclats de béton, coulures de rouille… Ces désordres inquiètent, à juste titre. Comment les reconnaître, qui doit faire établir un diagnostic et comment la copropriété doit-elle s’organiser ?

L’ACC Sud-Ouest est régulièrement sollicitée par des copropriétaires inquiets de l’état de leurs balcons : infiltrations, fissures, morceaux de béton qui se détachent. Plusieurs effondrements de balcons survenus ces dernières années en France ont rappelé que ces désordres ne doivent jamais être pris à la légère.

La peur n’est cependant pas bonne conseillère. Mieux vaut savoir reconnaître les signes d’alerte, connaître les bons réflexes et comprendre comment la copropriété doit agir. C’est l’objet de cet article.

Champ de cet article : il concerne les balcons en béton armé, de loin les plus répandus dans les immeubles collectifs. Il ne traite ni des balcons métalliques ou en bois, ni de l’ensemble des pathologies possibles, mais des désordres les plus fréquents et les plus préoccupants.

Pourquoi un balcon en béton se dégrade-t-il ?

Un balcon en béton armé est le plus souvent une dalle « en porte-à-faux » : il n’est tenu que d’un seul côté, par son encastrement dans la façade. Sa solidité repose sur les armatures en acier noyées dans le béton, en particulier celles situées en partie haute, près de la façade.

Tant que l’acier reste protégé par la couche de béton qui l’entoure (l’« enrobage »), il ne rouille pas. Trois phénomènes viennent pourtant rompre cette protection :

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